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26/07/2013

Les « vrais » chiffres de la dépendance

Quand on parle « dépendance » les regards s’obscurcissent, les coûts , les milliards sont brandis comme une menace, qui fige toute initiative.

Je coordonne le collectif « Une société pour tous les âges », qui rassemble des experts sur ces questions. Médecin de santé publique, sociologue, gérontologues, directeurs d’établissements et services à domicile. Ils rappellent quelques vérités. 

La première est que notre pays aide différemment des personnes en perte d’autonomie si elles ont moins de 60 ans ou plus de 60 ans. PCH (prestation de compensation du handicap pour les uns), APA (Allocation personnalisée d’autonomie pour les autres). Cette discrimination liée à l’âge doit cesser.

La seconde est que les quelques 30 milliards mobilisés pour l’aide à l’autonomie et les soins se déversent dans un système qui manque de pilotes de proximité et d’un outil national, standardisé d’évaluation de la situation des personnes âgées fragilisées.
La grille Aggir actuelle pour ouvrir les droits à l’APA n’est pas suffisante. Elle n’est pas la référence des assureurs dépendance pour déclencher leurs rentes, par exemple ! 

La troisième est que les moyens mobilisés ne sont pas suffisants (Il faudrait un doublement de l’APA pour solvabiliser l’accès aux services à domicile, aux maisons de retraite).
Mais il ne faut pas investir financièrement sans revoir le système : désigner un pilote de proximité (CLIC, Maia, maison de l’autonomie), définir un outil d’évaluation validé et national, définir une filière gérontologique labellisée allant de la prévention au prendre soin.

L’amélioration du financement de l’aide à l’autonomie est une des données du problème. Il ne faut pas que les chiffres cachent d’autres réalités visiblement difficiles à affronter.

L'été est chaud. L'automne le sera surement aussi pour pousser notre société et ses représentants politiques à renforcer l'aide à l'autonomie des plus fragiles, que que soit leur âge.

Bel été à vous !

12/07/2013

Cet été soyez attentifs aux personnes âgées isolées

10 ans après la terrible canicule de 2003, nous savons que l’isolement est la principale cause de mortalité des plus âgés fragilisés. Notamment dans les villes, l’enjeu est de dépasser certaines barrières : lever la peur de déranger, la pudeur de dévoiler ses fragilités…
Michèle Delaunay, ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie, que nous avons reçue récemment pour réfléchir à la prévention de la canicule, précise bien que seules les autorités compétentes auront accès à ces fichiers qui ne détiendront pas de données sensibles ou confidentielles.

En tant que proche, voisin ou aidant, l’idéal est d’aider les personnes isolées à se faire connaître des services sociaux de la mairie, du CCAS (centre communal  d’action sociale), du CLIC (centre local d’information et de coordination gérontologique) mais aussi du service de téléalarme, du gardien d’immeuble, du facteur…

Les familles, les aidants proches, les « voisins solidaires » peuvent se relayer, mais aussi passer le relais à des service professionnels, sociaux, bénévoles comme les petits frères des Pauvres et son service Voisin-âge, primé par Agevillage.

Saluons aussi l’initiative de collectivités locales comme le département des Yvelines qui finance une opération baptisée «Yvelines-Etudiants-Seniors » : des jeunes en service civique qui proposent des visites de convivialité gratuites aux personnes isolées repérées par les services sociaux. L’occasions de conversations intergénérationnelles ou de divertissement (jeux de société, promenades près de chez soi ou dans des endroits climatisés comme des grandes surfaces…).

05/07/2013

Placer son parent en maison de retraite ?

Le terme peut sembler violent mais ce mot de placement est souvent utilisé.

Parce que le domicile n’est plus adapté à l’évolution de la maladie, du handicap, parce que le réseau d’aides s’épuise, parce que les intervenants professionnels deviennent trop nombreux, trop chers, parce que la situation s’aggrave, souvent brutalement : décompensation, chute, hospitalisation et avis médical d’un établissement médicalisé.
Alors on cherche à placer son parent, son proche dans une structure adaptée qui l’accompagnera 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 avec des professionnels compétents.

La très grande majorité des entrées en "Etablissements pour personnes âgées dépendantes" (EHPAD) se fait aujourd’hui sans le consentement du futur résident, souvent dans l’urgence.
Ceci n’est pas sans conséquences sur l’adaptation de la personne fragilisée à son nouveau lieu de vie, mais aussi sur la culpabilité des proches et sur l’agressivité que cela dégage.

L’enjeu est de TOUJOURS considérer la personne derrière le résident ou le malade.

Certes, on n’obtiendra pas un consentement franc et massif pour emménager dans ce type d’établissement mais mieux vaut dire que le retour au domicile est devenu trop difficile et qu’il existe des lieux de vie plus adaptés.
En visitant les locaux, en déjeunant sur place, en choisissant des accueils de jour, voire un séjour temporaire, on s’approprie petit à petit les lieux et on se familiarise (comme les bébés en crèche).
Rencontrer d’autres résidents, des familles, les équipes… permettra au vocabulaire d’évoluer,  de "placement" on parlera d’ "entrée". Celle-ci pourra être préparée et accompagnée.

 
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