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05/03/2014

Journée de la femme : les aidants sont des aidantes

A la veille de la Journée de la Femme, zoom sur les aidants qui sont toujours très majoritairement des aidantes.

On compte en France 4,3 millions d’aidants familiaux de personnes âgées. Ce n’est pas rien.

Si l'on comptabilise toutes les formes d'aides, y compris financières, les femmes représentent 53 % de l'ensemble. Mais plus l'aide implique de consacrer une part de son temps personnel, plus elle repose sur les femmes : "Quand la perte d'autonomie d'un ascendant s'aggrave ou devient physique, la proportion d’aide féminine augmente, passant à 74 %", selon un rapport parlementaire.
De plus, selon une étude de l’Ined, si l’aide familiale ne repose que sur une personne, il s'agit dans les trois quarts des cas d'une fille, et d'une femme dans 70 % des cas d'aide au conjoint.

Quant aux professionnels de l’aide et des soins à domicile ou en établissement d’accueil (aides à domicile, aides-soignants, aides médico-psychologiques (AMP), infirmiers), ce sont des femmes pour une écrasante majorité. Employées à temps partiel (notamment à domicile), faiblement rémunérées, peu encadrées, peu formées, peu promues, ces aidantes professionnelles gagneraient à être mieux connues et reconnues. Elles sont indispensables à la vie quotidienne des plus âgés fragilisés.

Il y a quelques années, je suis intervenue dans une école qui forme des professionnels de l’aide à domicile en Tunisie. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une assemblée majoritairement masculine. La crise économique et touristique dans le pays pousse les hommes vers ces métiers. Ils dépassent leurs a priori, leurs tabous, et s’engagent résolument vers l’aide à la vie quotidienne.

« La femme est l’avenir de l’homme » disait Aragon. L’avancée en âge est notre avenir à tous. Nous serons tous aidants à un moment ou un autre de notre vie. 

Commentaires

il n'y a pas que les personnes agées mais les mamans dont les enfants ont des handicaps et les enfants adultes comme le mien qui fait une hémorragie cérébrales à 27 ans devant la télé (jeune homme sportif classé au tennis gagnant des médailles en cyclisme travaillant en magasinier (bac pro alternance donc travaillant depuis 10 ANS)
et à ce jour il a fallu que je change de département pour être près de lui (en attente d'une place à la semaine en mas ou autre mais 40ème sur liste d'attente de 2 structures)et on m'avoue qu'il n'y a pas de personnel il est une trop grosse charge....aphasique nourrit par gastrostomie ne parle pas mais à toute sa tête communique avec les yeux n'a aucun membre qui fonctionne donc lit fauteuil......je le prend casiment tous les week ends du vendredi midi au dimanche soir......il est heureux content mais comment l'occuper (jeux société jouer pour lui il donne les ordres et gagne toujours..mais dans les centres de rééduc...on n'a pas cru en lui et il n'arrive pas à conduire son fauteuil ni le système par les yeux sur l'ordi (personne pour l'initier...........je suis tellement fatiguée même si je suis souriante près de lui..........il regarde les autres manger (alors qu'à une époque on lui donnait une compote ou une glace tous les jours.....abandon là aussi pas assez de personnel....................
je suis seule avec toute cette charge sur le dos (il a demandé par ses yeux il y a un mois lors de ses 33 ANS a la compagne de son frère ainé de ne plus vivre après l'été???
Dans la semaine je vais le mercredi le promener au centre
quel sera notre avenir à lui et moi.............on n'est rien l'un sans l'autre
merci de m'avoir lu

Écrit par : le blanc | 06/03/2014

Merci de ce témoignage.
Il montre que le handicap n'a pas d'âge et que nous sommes tous concernés.
Les moyens collectivement alloués sont encore trop faibles (même s'ils peuvent être optimisés : meilleurs parcours de soin, formations des personnels...).
Aussi il va vous falloir trouver de l'aide autour de vous : proches, associations de bénévoles visiteurs, associations culturelles, thématiques qui pourrait redonner espoir à votre fils, sur les sujets qui l'intéresse.
Son expérience de vie est unique, son envie de réfléchir, de partager, de faire avancer la société est là. Comment l'aider à s'exprimer ?
Je croise les doigts pour que sur votre territoire des offres existent.
A l'heure du déploiement des technologies, il doit y aussi y avoir des pistes (pour continuer de s'informer, créer, dialoguer). Les associations de personnes handicapées sont moteurs. J'étais hier à la présentation des projets soutenus par La FIRAH présidée par Axel Kahn. La recherche appliquée avance et cherche des utilisateurs...
http://www.firah.org/

Cordialement
Annie de Vivie

Écrit par : de Vivie | 06/03/2014

mon mari âgé à ce jour de 72 ans a fait un premier AVC, sans raison apparente le 8 juin 2008, après dix mois de rééducation il est revenu à la maison, ce n'était pas évident.je
l'ai interdit de conduire car je trouvais cela très risqué, il tombait régulièrement et avait des : difficultés pour marcher et était tjrs fatigué, enfin nous étions tous les deux, jusqu'au 13 septembre 2011 ou il a rechuté, après 50 jours d'hospitalisation et suivi par un neurologue réputé à Paris, la sanction est tombée : il doit être placé en maison de retraite : pathologie trop lourde, hémiphégique du côté gauche, démence, perte pratiquement totale de la mémoire, etc ...

Outre la souffrance morale de voir son époux se dégrader de jours en jours, s'ajoute le
souci financier, sans parler des problèmes que l'on rencontre à la maison de retraite , aussi bien soit-elle. On perd les amis, nos problèmes ne les intéressent pas, ils ne
comprennent pas pourquoi je l'ai mis en maison de retraite , etc....

malgrè des rencontres régulières avec le psy de l'établissement, être aidant est une charge très dure. Tous les problèmes de la vie courante nous tombent dessus, et de plus
l'on s'inquiète de savoir combien de temps nous pourrons assumer, et l'on craint tjrs qu'il nous arrive quelque chose, le moindre petit grain de sable dans la vie de tous les jours, nous crée des soucis supplèmentaires. les groupes de parole, je ne peux plus y aller, le problème des autres est tjrs plus important que le votre. je ressors de ces réunions très perturbée. mon seul réconfort, si je puis dire, c'est de passer du temps dans mon jardin, j'ai la chance d'en avoir un, je n'envisage pas de prendre qq'un pour faire du ménage,du repassage, etc... qelqu'un chez moi serait une contrainte supplèmentaire et non une aide car je veux garder ma liberté de le faire lorsque j'ai envie, je ne veux pas attendre qq'un. de plus bien que ce soit très dur, cela m'occupe
par ailleurs je crains le coût de ces aides, étant donné que l'on a jamais droit à rien lorsque l'on a travaillé plus de 40 ans et que l'on a su " prévoir l'avenir", mais bien entendu,pas dans ces conditions.

Les aidants ne sont pas "aidés", il nous appartient de découvrir les diverses formalités,
dès l'instant que vous possèdez un bien (résidence principale), la seule répon se des assistantes sociales : eh bien vendez votre maison ! belle solution et quelle aide ! et que
deviens-t-on après ? si moi aussi je dois aller dans un tel établissement : que fait mon fils, ? je suis très aigrie. je suis née en 1941 comme mon mari, donc je ne sais absolument pas de quoi sera fait demain, si ce n'est que les qq économies que mon mari très prudent avait fait, fondent comme neige au soleil.....

Écrit par : angee huguette | 08/03/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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