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16/05/2014

Aidant, êtes-vous bien vacciné ?

Les aidants s’oublient facilement quand ils aident un proche âgé: pris par le quotidien, les traitements, l’organisation des intervenants. Ils pensent souvent plus à la santé de leur proche… qu’à la leur.

La huitième semaine européenne de la vaccination, du 22 au 26 avril derniers, a été l’occasion de vérifier que l'on est à jour et donc bien protégé.

Pour bien vieillir, respecter le calendrier des vaccinations fait partie des recommandations importantes mais souvent oubliées. Or les vaccins préviennent des maladies infectieuses, et nécessitent des rappels réguliers pour être efficaces. 

Un Français sur cinq ne serait ainsi pas protégé de manière optimale face aux maladies infectieuses. Le suivi auprès des professionnels de santé, via le carnet de santé ou le carnet de vaccination, s’avère donc indispensable pour permettre à chacun de savoir s’il est correctement vacciné.

La vaccination est un moyen de protection individuelle et collective puisque l’augmentation de la couverture vaccinale (proportion de personnes vaccinées contre la maladie) permet de contrôler, voire d’éradiquer des maladies infectieuses, et de protéger les personnes non vaccinées. Aujourd'hui, pourtant, il y a une recrudescence ou un retour de maladies disparues comme la coqueluche, la rubéole ou la tuberculose. 

Vacciner vous protège en tant qu’aidant. C’est aussi un geste citoyen pour éviter de contaminer ses proches, notamment lors de la visite d'une personne fragilisée.

Nouvelle bonne résolution : connaître le calendrier vaccinal 2014

(*) Cf. le Baromètre santé de l'Inpes (Institut national de la prévention et d'éducation pour la santé) en 2010

10/04/2014

20% des aidants ne sont pas de la famille

C’est une donnée encore mal connue mais près d’un aidant sur cinq d’une personne malade, fragilisée n’est pas un membre de la famille (étude BVA/Novartis). Ces aidants sont des voisins, des amis, des proches… d’où l’évolution sémantique pour le volet « aidants » du projet de loi de Michèle Delaunay sur l’adaptation de la société au vieillissement : on ne parlera pas d’ « aidants familiaux » mais de « proches aidants ».

Ils viennent aider spontanément (suite à un accident, une chute), occasionnellement (monter les courses, aider à faire des démarches, accompagner chez le médecin) ou au long cours.

Or repérer et aider seul une personne isolée est difficile et épuisant dans le temps, explique Jean-François Serres, directeur des Petits frères des pauvres et référent du programme MONALISA (Mobilisation nationale contre l’isolement des âgés). En revanche, si on peut compter sur une équipe citoyenne locale, recrutée, formée, suivie par des professionnels aguerris... cela change tout ! On sait que l’on sera secondé, accompagné, soutenu en tant que proche aidant.

Ce programme encore en cours de test vient en prolongement d’initiatives comme la plateforme d’intermédiation « Voisin’âge » primé par Agevillage ou « Voisins solidaires ».

Des initiatives à connaître car nous serons tous à un moment ou un autre « proche aidant » !

 

05/03/2014

Journée de la femme : les aidants sont des aidantes

A la veille de la Journée de la Femme, zoom sur les aidants qui sont toujours très majoritairement des aidantes.

On compte en France 4,3 millions d’aidants familiaux de personnes âgées. Ce n’est pas rien.

Si l'on comptabilise toutes les formes d'aides, y compris financières, les femmes représentent 53 % de l'ensemble. Mais plus l'aide implique de consacrer une part de son temps personnel, plus elle repose sur les femmes : "Quand la perte d'autonomie d'un ascendant s'aggrave ou devient physique, la proportion d’aide féminine augmente, passant à 74 %", selon un rapport parlementaire.
De plus, selon une étude de l’Ined, si l’aide familiale ne repose que sur une personne, il s'agit dans les trois quarts des cas d'une fille, et d'une femme dans 70 % des cas d'aide au conjoint.

Quant aux professionnels de l’aide et des soins à domicile ou en établissement d’accueil (aides à domicile, aides-soignants, aides médico-psychologiques (AMP), infirmiers), ce sont des femmes pour une écrasante majorité. Employées à temps partiel (notamment à domicile), faiblement rémunérées, peu encadrées, peu formées, peu promues, ces aidantes professionnelles gagneraient à être mieux connues et reconnues. Elles sont indispensables à la vie quotidienne des plus âgés fragilisés.

Il y a quelques années, je suis intervenue dans une école qui forme des professionnels de l’aide à domicile en Tunisie. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une assemblée majoritairement masculine. La crise économique et touristique dans le pays pousse les hommes vers ces métiers. Ils dépassent leurs a priori, leurs tabous, et s’engagent résolument vers l’aide à la vie quotidienne.

« La femme est l’avenir de l’homme » disait Aragon. L’avancée en âge est notre avenir à tous. Nous serons tous aidants à un moment ou un autre de notre vie. 

21/02/2014

Aidants de personnes malades Alzheimer : France Alzheimer lance un manifeste

900 000 personnes malades, quatre fois plus d’aidants familiaux concernés, un « reste à la charge des familles » de plus de 1 000 euros par mois pour financer les services à domicile, la maison de retraite médicalisée, 25 à 60 heures d’aides par semaine…

Face à ces constats, France Alzheimer s’impatiente.

Cela fait 15 ans que de lois APA en plans Alzheimer, on lui promet une véritable compensation des besoins d’aide mais elle ne voit toujours rien venir.

Les grilles d’évaluation des malades ne sont pas adaptées à la pathologie, les services de répit sont insuffisants et peu accessibles (financièrement, via les transports en commun). Le coût de l’accompagnement pèse vraiment trop lourd sur les épaules des aidants (notamment pour les malades jeunes qui ont des enfants… mais aussi des parents à accompagner).

Bref, France Alzheimer hausse le ton et propose de signer un manifeste<http://lemanifeste.francealzheimer.org/> qui revendique :

- Le financement de la perte d'autonomie via la solidarité nationale

- Le refus de l'instauration d'un recours sur succession.

- La diminution du reste à charge à domicile

- La diminution du reste à charge en établissement

- La suppression de la barrière d'âge à 60 ans

- La suppression des inégalités territoriales devant l’APA

- L’harmonisation des avantages fiscaux entre établissement et domicile.

31/01/2014

Directives anticipées : plus facile à dire qu'à faire !

Le rapport de l'Observatoire national sur la fin de vie rappelle l'importance d'écrire ses directives anticipées (proposées dans la Loi Léonetti de 2005) pour éviter l'acharnement thérapeutique.

Pour rédiger ses directives anticipées, il faut être majeur et le document doit être daté, signé et comporter  vos noms, prénoms, date et lieu de naissance. Comme trop peu de gens le savent encore : les directives anticipées sont une forme de testament. Il ne s’agit pas de léguer des biens, mais d’indiquer vos volontés en cas de maladie invalidante. 

Premier problème : il faut être courageux avec soi-même, envisager le risque d’une maladie mortelle et décider par exemple en son âme et conscience de l’intensité du traitement que l’on souhaite subir si, par malheur, une maladie handicapait votre capacité de jugement ou d’expression. 

Si vous avez un parent âgé, que vous l’aimez et que vous souhaitez le placer en position de décider pour lui-même de son sort, la difficulté est plus grande encore. Comment affronter une mère nonagénaire, évoquer sa mort avec elle, sa maladie, les conditions de son traitement et de son décès ? La difficulté psychologique est presque insurmontable. 

Si la mère et l’enfant s’aiment d’un amour sincère, le sens de la démarche ne sera pas altéré. Mais si des conflits importants ont eu lieu dans un passé proche ou lointain, alors le risque est grand de voir les bonnes intentions se transformer en enfer. 

Peut-être faut il alors se faire accompagner par un tiers de confiance, non lié à la famille mais qui saura mieux que vous trouver les mots.

La loi prévoit d’ailleurs que si l’on ne peut rédiger soi-même ses directives, il est possible de faire appel à deux témoins qui attesteront que le document exprime bien la volonté libre et éclairée du signataire. Ces témoins doivent indiquer leur nom et qualité et leur attestation est jointe aux directives.

Dans tous les cas, les directives anticipées sont l’expression d’une personne en état d’exprimer sa volonté libre et éclairée au moment de sa rédaction. Il est possible de demander au médecin de les insérer dans votre dossier, d’y joindre une annexe attestant que vous êtes en état d’exprimer votre volonté et qu’il vous a donné les informations appropriées.

Une belle résolution pour 2014 !

 
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